L'acceptation sans se faire violence

L'acceptation sans se faire violence

L’acceptation : pour avancer Accepter… mais quoi exactement ? Dans le langage courant,...
2026-02-05T00:00:00+01:00

 L’acceptation : pour avancer 
Accepter… mais quoi exactement ? 
Dans le langage courant, l’acceptation est souvent confondue avec la résignation, la passivité ou le fait de « laisser faire ». Pourtant, accepter n’a rien à voir avec renoncer à soi, ni avec approuver ce qui nous fait souffrir. 
Accepter, c’est cesser de lutter contre ce qui est déjà là. 
C’est reconnaître la réalité telle qu’elle se présente, ici et maintenant, avant même d’envisager un changement. 
 
Pourquoi l’acceptation est-elle si difficile ? 
Parce que notre mental est programmé pour : 
-vouloir contrôler, 
-anticiper, 
-juger, 
-corriger ce qui ne correspond pas à nos attentes. 

-
Nous pensons souvent : 
-« Ça ne devrait pas être comme ça » 
-« Il / elle aurait dû… » 
-« Je ne devrais pas ressentir ça » 
Et pourtant, ce qui est… est. 
La souffrance naît rarement de la situation elle-même, mais du combat intérieur que nous menons contre elle. 
 
L’acceptation  
L’approche de Byron Katie repose sur une idée simple et radicale : 
Ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir, mais nos pensées sur la réalité. 
Plutôt que de chercher à changer le monde, cette méthode invite à questionner nos croyances. 
Quelques questions clés, au cœur de ce travail : 
-Est-ce vrai ? (ce que je pense) 
-Puis-je être absolument certain(e) que c’est vrai ? 
-Que se passe-t-il en moi quand je crois cette pensée ? 
-Qui serais-je sans cette pensée ? 
 
Accepter ne veut pas dire être d'accord avec !!!

On peut accepter : 
-une rupture, 
-une maladie, 
-un comportement blessant, 
-une émotion inconfortable, 
sans pour autant être d'accord avec ce qui s'est passé et ni trouver cela juste!
 
Les bénéfices concrets de l’acceptation :
Lorsque l’acceptation s’installe, on observe souvent : 
-plus de clarté mentale, 
-une sensation d’apaisement, 
-une diminution de la charge émotionnelle. 
Paradoxalement, le changement devient possible uniquement après l’acceptation. 
 
Exemples du quotidien 
Exemple 1 : la relation 
« Il ne me comprend pas. Il devrait être différent. » 
Tant que cette pensée est crue, la souffrance persiste. 
L’acceptation commence lorsque l’on reconnaît : 
« À cet instant, il est comme il est. » 
Cela ne signifie pas rester dans la relation, mais retrouver son pouvoir de choix. 
 
Exemple 2 : l’émotion inconfortable 
« Je ne devrais pas me sentir triste / en colère / anxieux(se). » 
Refuser l’émotion l’intensifie. 
L’accepter, c’est dire intérieurement : 
« Cette émotion est là maintenant. Je la ressens. Je la vis. » 
Très souvent, elle se transforme d’elle-même. 
 
Acceptation et responsabilité personnelle 
Accepter, ce n’est pas se déresponsabiliser. 
C’est au contraire reprendre la responsabilité de son vécu : 
je ne peux pas contrôler les autres, 
mais je peux observer mes pensées, 
questionner mes interprétations. 
 
L’acceptation comme pratique 
L’acceptation n’est pas un état permanent à atteindre. 
C’est une pratique, parfois inconfortable, souvent libératrice. 
Elle demande : 
-de la présence, 
-de l’honnêteté envers soi-même, 
-de la douceur. 
Chaque fois que nous cessons de dire non à la réalité, quelque chose se détend. 
 
Quand l’acceptation devient un soutien thérapeutique 
Dans mon cabinet, j’accompagne régulièrement des personnes pour qui l’acceptation est difficile, voire impossible pour le moment. 
Il peut s’agir par exemple : 
-de souffrances relationnelles, 
-de situations de rupture, de deuil ou de transition de vie, 
-d’émotions envahissantes (anxiété, tristesse, colère, culpabilité), 
-d’un sentiment de blocage ou de lutte intérieure permanente, 
-de schémas répétitifs qui reviennent malgré la volonté de changer. 
Ces difficultés ne sont pas des faiblesses. 
Elles sont souvent le signe d’un système intérieur en surcharge, qui a appris à se protéger en contrôlant, en résistant ou en se jugeant. 
Dans l’accompagnement que je propose, l’acceptation n’est jamais demandée ni forcée. 
Elle émerge progressivement, lorsque la personne se sent suffisamment en sécurité pour relâcher la lutte intérieure. 


L’hypnose et le travail thérapeutique permettent alors : 
-d’apaiser le système nerveux, 
-de créer un espace d’écoute intérieure, 
-d’observer autrement ses pensées et ses émotions, 
-et de retrouver une relation plus douce avec soi-même. 
Très souvent, lorsque l’acceptation s’installe, même partiellement, la souffrance diminue. 
Et à partir de là, des changements concrets deviennent possibles. 
 
En conclusion :
L’acceptation n’efface pas les difficultés, mais elle met fin à la lutte intérieure. 
Inspirée de l’approche de Byron Katie, elle nous rappelle que la liberté ne vient pas de la maîtrise du monde, mais de la relation que nous entretenons avec nos pensées. 
Dans un cadre thérapeutique sécurisant, l’acceptation devient un véritable levier de transformation. 
Accepter, ce n’est pas abandonner. 
C’est commencer à se rencontrer autrement. 
 
Questions fréquentes :
-L’acceptation empêche-t-elle le changement ? 
Non. Elle le rend possible. 
-Est-ce une forme de lâcher-prise ? 
Oui, mais un lâcher-prise conscient, ancré dans la compréhension. 
-Peut-on apprendre à accepter ? 

oui ça s'apprend avec un accompagneùent sécurisant et empathique